Comme les
prévisions météos nous annonçaient pour aujourd’hui de très forts vents,
nous sommes venus ici, dans cette Baie Paradis, peut être ainsi nommée
parce qu’elle est quasi inaccessible…, nous abriter pour la nuit, mais
aussi aujourd’hui pour nous refaire une petite santé après les 48
dernières heures au cours desquelles nous avons dépensé une grosse
énergie.
Pour la plupart d’entre
nous réveil ce matin à des heures qui d’habitude sont plutôt celles des ados !
Après un petit déjeuner
que chacun se prépare à sa façon, façon, bretonne ou suisse ou germanique puis
nous être refaits une beauté, destinée à séduire phoques et manchots, il nous
restait la fin de la matinée pour aller à leur rencontre et explorer la baie en
zodiac. Nous mettons pied à terre sur un site où les argentins ont implanté une
station qualifiée de scientifique, mais cette appellation ne semble guère
impressionner la colonie de manchots papous qui occupe les lieux et le fait
savoir sans agressivité aucune mais sans discrétion eu égard au délicieux parfum
qui nous accueille dès le rivage atteint.
Semble-t-il pour cause
de restrictions budgétaires la station est fermée et nous avons pu nous y
balader à notre guise en quête de la séquence animalière du jour. Tous les films
et les dessins animés de la terre, fussent-ils de la qualité des productions les
plus mondialement connues, n’y feront rien, impossible de rester insensible
devant ces volatiles gauches qui ne redoutent pas la présence humaine. On
croirait même, sûrement à tort, qu’ils la recherchent. C’est avec une relative
discrétion que nous les avons approchés de près, pour photographier et filmer
les mères protégeant leurs progénitures âgées de quelques jours quelques
semaines. Nous y serions encore si à la seule pensée que des œufs (de poule,
qu'on se rassure) mayonnaise nous attendaient ne nous avaient pas alertés sur
l’urgence qu’il y avait à rentrer à bord !
Déjeuner, siestes pour
l’un ou l’autre, lectures, mails à lire et envoyer, cartes marines et météos à
consulter pour préparer les jours à venir, l’après midi s’écoule doucement
tandis que se lève un fort vent du sud qui impose à l’équipage de renforcer les
amarres et les pousse à prêter mains fortes aux deux autres voiliers qui ont
trouvé refuge ici afin qu’ils consolident également leurs amarres. Toujours bien
vivante la solidarité des gens de mer !

Compagnons de paradis : Esprit d'Equipe au mouillage dans la baie

Quelqu'un pour aller explorer la grotte de glace ?

Le comité d'accueil

Comme on fait son nid, on se couche...

Délicatement, retourner l'œuf

C'est quand mon tour ?

Les préposés aux relevés scientifiques

Et Paris alors ?
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